Deux futurs projets – les Jeux Olympiques 2024 et l’Exposition Universelle 2025 – démontrent pourtant bien la volonté d’aller de l’avant et de casser ce prétendu immobilisme parisien.

Un pays et sa capitale ont toujours besoin d’un cap, aussi bien politique qu’économique. Les Jeux Olympiques en sont un. Et quel cap ! Officiellement annoncé le 23 juin dernier, la candidature parisienne allie à la fois l’excellence, la volonté d’innover et la promesse d’un investissement intelligent et raisonnable. Alors que l’on observe les premiers frémissements d’une reprise économique, cet horizon olympique est aussi l’occasion de relancer l’optimisme des entreprises, des investisseurs et des français dans leur ensemble. Organiser les Jeux Olympiques à Paris, c’est également montrer que le génie français est plus vivant que jamais.

 

Une véritable candidature “durable”

 

Cette candidature, malgré la volonté des pouvoirs publics de rester raisonnable en matière d’investissements publics, est à même d’enclencher un cercle vertueux dans le domaine des investissements, notamment privés, qui seront bénéfiques à tout le reste de l’économie française.

 

La Mairie de Paris a d’ores et déjà prévu d’appuyer son projet sur les infrastructures existantes  (Stade de France, Parc des Princes, Roland Garros, Bercy, réseaux de transport et de communication…), dont la valeur est déjà reconnue. Cette orientation est volontaire : la candidature parisienne souhaite se démarquer en proposant un chantier olympique moins titanesque que ceux de Sotchi ou Pékin, particulièrement lourds et dépensiers – sans parler de leur utilité dans le temps. Naturellement, des investissements devront être mis en œuvre afin de rénover et d’adapter ces infrastructures aux besoins olympiques, tandis que d’autres chantiers devront être mis en route. Mais tous ces investissements profiteront en premier lieu aux entreprises de notre pays, qu’elles soient régionales ou nationales. Ces dernières seront ainsi mises à contribution pour offrir aux visiteurs et aux sportifs du monde entier un cadre de vie et un terrain d’expression à la hauteur de l’image d’excellence portée par Paris.

 

L’approche budgétaire raisonnable et durable de la candidature parisienne n’est d’ailleurs pas un frein à l’investissement, bien au contraire. Il s’agit plutôt d’une invitation à l’innovation, afin de trouver des solutions pérennes pour Paris et pas seulement pour l’organisation de la compétition olympique. Candidature citoyenne et plus écoresponsable que d’autres, elle s’inscrit par ailleurs dans l’air du temps, en accord avec les aspirations de nombreux citoyens. Le message de Paris est justement moderne et innovant : pour organiser des Jeux Olympiques réussis, il n’est pas nécessaire de dépenser des dizaines de milliards et de construire des infrastructures inutiles sur le long terme.

 

Le grand Paris comme ligne directrice  

 

La déclaration de Bernard Lapasset, président du comité de pré-candidature, annonçant des “Jeux financés par les Jeux” s’inscrit dans cette logique mais ne sonne pas comme un refus des grands investissements. Selon un rapport révélé par Le Monde en février 2015, la Mairie de Paris a par exemple bien prévu la construction d’une piscine et d’un village olympique, infrastructures indispensables à toute candidature. Ces dernières pourraient être implantées en Seine-Saint-Denis, dans la continuité du projet du Grand Paris. Ces grands chantiers, créateurs d’emplois et d’externalités positives, seraient également bénéfiques pour l’image sportive de Paris, faisant d’elle une capitale définitivement dynamique et attrayante.

 

C’est l’autre avantage des Jeux Olympiques, véritables accélérateurs dans la valorisation des territoires. Au-delà des investissements publics et privés, les multiples retombées engendrées par un tel événement seront forcément avantageuses pour la région parisienne, ses entreprises et ses habitants. L’impact économique positif des Jeux Olympiques, comme des grandes compétitions sportives internationales, est déjà reconnu (en 2013, un an après l’organisation des Jeux sur son sol, la ville de Londres annonçait avoir bénéficié de 11,5 milliards d’euros de retombés économiques). C’est leur coût qui est souvent pointé du doigt mais comme nous l’avons vu, le projet de Paris se veut sur ce point modeste et raisonnable (on parle d’un budget global d’environ 6 milliards d’euros, même s’il est généralement impossible de prévoir le coût final d’un tel événement). D’autres facteurs, non-financiers, sont d’ailleurs à prendre en compte : fierté nationale, bien-être collectif, liesse populaire, bénéfice social (notamment pour les villes de banlieues et certains quartiers difficiles). Des éléments intangibles qui ne doivent pas être négligés pour autant.

 

La décennie de l’ambition et de la réussite pour la France ?

 

Et si, à l’image de cette candidature pour les Jeux Olympiques de 2024, la prochaine décennie était finalement celle de la France ? À l’approche de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Paris (décembre 2015) dont la France espère beaucoup, et engagé dans la transition numérique et digitale de son économie, notre pays peut prendre un tournant décisif. La France ne doit plus avoir peur des grands projets et des grands investissements. Elle doit saisir ses chances et se tourner avec un optimisme résolue vers l’avenir.  Alors en avant pour les Jeux Olympiques à Paris en 2024 !